Institut d'études anglicanes francophones à Québec

The Anglican Way in French: Vive l’anglicanisme !

Tel que le nom l’indique, l’Institut a pour mission d’offrir une éducation théologique anglicane de niveau universitaire, et en français, dans ce coin du globe où l’Église anglicane y est présente depuis le 18e siècle. Nous pouvons offrir les accommodements nécessaires aux personnes, en particulier à celles provenant d’un autre pays, qui n’ont pas eu l’opportunité de faire des études supérieures jusqu’à maintenant. L’Institut a mis sur pied un microprogramme susceptible d’être reconnu et accrédité par les universités, et ainsi faire partie intégrante de leurs programmes appropriés.

Le microprogramme est composé de quatre cours. Le premier est une vue d’ensemble; les trois autres divisent l’histoire étendue de l’anglicanisme en trois unités. Nous pensons que c'est là le minimum nécessaire à la compréhension du caractère distinctif de l’anglicanisme. Pour la formation des ordinands, le microprogramme ne constituerait pas tout ce qui serait nécessaire, mais couvrirait tous les pré-requis académiques, spécifiques à la théologie anglicane. Pour ceux et celles qui cheminent au bac ou à la maîtrise, le microprogramme répond aux exigences de l’un comme de l’autre.

Un brin d'histoire

Durant la période où j’étais prêtre de paroisse dans la ville de Québec, j’ai réalisé qu’un nombre grandissant de francophones désiraient en savoir plus sur notre communauté, et que ceux-ci, d’une façon ou d’une autre, s’y intégraient de plus en plus. J’ai donc développé un certain vocabulaire liturgique bilingue, afin de suivre ce changement au sein de la paroisse. Entre-temps, pendant l’été, j’avais mis sur pied un programme annuel de « portes ouvertes ».

La question qui revenait invariablement lors de ces événements était : « Quelle est réellement la différence entre votre Église et la nôtre ? » Malgré que les visiteurs ne furent pas tous de foi catholique romaine, ou qu'ils furent souvent des catholiques « virtuels » non-pratiquants, on ne peut passer à côté du fait que la majorité de ces gens, de leurs parents ou de leurs grands-parents ont grandi avec l’Église catholique. C’est une « question d’identité », telle que l’a si clairement démontré le bilan (2008) de la commission Bouchard-Taylor.

Encore là, cette curiosité à propos de cette identité différente, soit l’identité anglicane, autant que le questionnement et le désir d’en savoir plus, continuait de prendre de l’ampleur. Je tentais d’y répondre de mon mieux, en étant présente autant que possible lors des portes ouvertes, et en fouillant pour trouver des publications en français, mais ça ne suffisait pas. L’idée de publier des ouvrages en français (d’où la création des Éditions du Lys Vert), et d’offrir des cours universitaires ici s’est donc imposée d’elle-même. De cette façon, nous pouvions répondre plus efficacement à toutes les interrogations. Alors pourquoi pas, me suis-je dit, faisons-le.

C’est alors que l’Institut d’études anglicanes francophones à Québec, ou l’Institut anglican, ou l’IÉAFQ, a vu le jour. En 2008, l’Institut offrait un cours au printemps, donné par le révérend Dr Ephraim Radner, maintenant professeur au Collège Wycliffe de la Toronto School of Theology. Prof. Radner faisait figure de proue, grâce au Convenant Design Group. Le cours était remarquable. Il offrait un aperçu de la tradition, et nous avons tout filmé sur DVD. Il y avait trois étudiants pour le diplôme, et plus en tant qu’étudiants auditeurs. Le cours était accrédité par le Collège Wycliffe, ce qui était, à ce moment-là, la façon la plus simple et rapide pour offrir le cours. Des dispositions plus permanentes sont à venir.

L’Archevêque de Canterbury se trouve à être le parrain de l’Institut. Nous avons pu bénéficier d’un appui financier de la part du Diocèse de Montréal, afin d’aider à la mise sur pied de celle-ci. L’IÉAFQ a ses lettres patentes, et en tant qu’entreprise au Québec, six membres siègent à son conseil d’administration; cinq de ceux-ci détiennent un doctorat, et quatre sont des théologiens professionnels impliqués dans leur milieu. Nous croyons que la mission de notre Institut ne s’arrête pas qu’aux diocèses de Québec ou de Montréal. Celle-ci s’étend également aux provinces du Burundi, de la République Démocratique du Congo, et du Madagascar. Partout, en fait, où le français suit la voie anglicane, et que l’anglicanisme se vit en français. Nous espérons accueillir des étudiants d’outre-mer, et nous travaillerons continuellement à leur procurer toute aide financière disponible, une tâche devenue fort complexe depuis la dernière crise économique.

Nous avions espéré tenir le prochain semestre en 2010, mais en organisant le microprogramme de façon plus concrète, nous avons réalisé l’avantage incontestable d'offrir deux des quatre cours à la fois. Pour ce faire, nous ne pouvons pas commencer avant 2012. Encore une fois, ça va tomber entre les semestres d'hiver et d'été, période à laquelle l’IÉAFQ a déjà tiré profit. À court terme, les cours resteront fort probablement sous formes intensives et durant la même période (un mois ou moins par cours), mais les étudiants auront tout de même le reste de l’été pour effectuer leurs travaux de sessions. Pour ceux et celles provenant de l’extérieur, ils trouveront avantageux de bonifier leur programme avec l’une des excellentes formations de la Faculté de Théologie de L’Université Laval.

Pour de plus amples détails sur l’IÉAFQ, nous vous prions de revenir sur le site des Éditions du Lys Vert. Vous pourrez bientôt y trouver, entre autres, une orientation sur nos microprogrammes, une description des cours, ou les dates d'inscription. Vous n’avez simplement qu’à cliquer sur le bouton IÉAFQ, comme vous venez de le faire. Nous n’aurons peut-être pas d’autres informations à vous communiquer à ce moment-là, mais ça viendra. Pour toutes autres questions, adressez-vous à mia@lysvert.org.

(Si vous souhaitez donner votre appui, que ce soit aux Éditions du Lys Vert, ou pour le projet de l’IÉAFQ, nous vous en serions énormément reconnaissants. Vous pouvez faire un don ici.)

Les Saintes Écritures sont lues, la tradition transmise, la cérémonie des sacrements est pratiquée, et le caractère historique du leadership apostolique est maintenu.

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